Dans la mise en application d'une stratégie d'investissement financier, il est important d'avoir un objectif, un cap à suive.

Il est de coutume d'utiliser ce que l'on appelle un "benchmark", c'est-à-dire un indice de référence avec lequel on compare la performance de nos investissements. Par exemple le S&P500, l'indice MSCI World ou la stratégie standard 60/40.

Or, il est difficile de trouver un benchmark solide qui offre un rapport bénéfice/risque similaire à une stratégie d'investissement diversifiée.

La première étape dans la construction d'un portefeuille d'ETF est de cibler le rapport bénéfice/risque qui correspond à nos objectifs. On peut à ce stade, comparer avec un benchmark traditionnel.

La seconde étape est la mise en œuvre et la gestion de ce portefeuille d'ETF. C'est la que la performance théorique trouve son intérêt.

Définition de la performance théorique

La performance théorique représente la performance parfaite de votre stratégie. "Parfaite" au sens où son rapport bénéfice/risque reste identique à tout moment.

La performance théorique est calculée sans frais de transaction et ne subit pas le drift.

Comment est calculée la performance théorique ?

Pour comprendre comment est calculée la performance théorique, il suffit d'imaginer que vous pilotez votre stratégie en la rééquilibrant tous les jours, sans frais de transaction.

Nous calculons la performance de l'allocation en réinitialisant chaque jour l'allocation de la stratégie à son allocation cible (celle qui est paramétrée).

Exemple

Prenons la stratégie 60/40. Investissons dessus 10 000€. Le modèle 60/40 chez Jackfund est composé de :

Pour investir avec cette stratégie vous allez devoir acheter :

  • 60 % sur l'ETF en actions, soit 6 000 € :

6 000 / 255 = 23 parts de l'ETF pour un total de 23 x 255 = 5865 €

  • 40% sur l'ETF en obligations, soit 4000 € :

4 000 / 55 = 72 parts de l'ETF pour un total de 72 x 55 = 3960 €

Vous démarrez avec une allocation :

  • 58,65% sur actions

  • 39,6% sur obligations

  • 1,75% de cash moins les frais de transactions.

Dans un marché haussier, jour après jour la part d'ETF actions va grandir :

59%, 60%, 60%, 61%, 62% jusqu'à provoquer une sur-performance - car la part actions augmente - mais aussi une augmentation du risque et une sous-performance lorsque les marchés deviendront baissiers.

Dans un marché baissier, jour après jour la part d'ETF actions va diminuer :

58%, 57%, 56%, 55%, 54% jusqu'à provoquer une sur-performance - car la part obligations augmente - mais aussi une diminution du risque et donc une diminution de la performance lorsque les marchés repasseront haussiers.

Le performance théorique elle, maintiendra une allocation 60% actions, 40% obligations parfaite, jour après jour.

Comment utiliser la performance théorique ?

La performance théorique est votre cap à suivre. Il faut tenter de garder une performance proche.

Par exemple, si vous réalisez une performance supérieure à la performance théorique dans un marché haussier, c'est que le risque est plus élevé : la volatilité augmente et la chute maximale potentielle augmente.

Ci-dessous un tableau d'interprétation :

Performance comparée à la performance théorique

Marchés haussiers

Marchés baissiers

+

Le risque est plus élevé : la volatilité augmente et la chute maximale potentielle augmente.

Risque trop faible, les gains potentiels ont diminué.

-

Trop de frais de transactions.

Risque trop faible, les gains potentiels ont diminué.

Le risque est plus élevé : la volatilité augmente et la chute maximale potentielle augmente.

Trop de frais de transactions.

Pour mieux analyser le comportement de la performance en comparaison à la performance théorique, utilisez l'outil Tracking Tifference.

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